Première le 02 octobre 1999
Mis en scène par François Noell
Scénographie de Claire Catala
Lumières de Laurent Métivier
Musique de Claude Villière
Interprétée par Cathy Brun, Jacques Robineau, Rose-Marie Lorenz, Fabienne Marodon, Nadine Mestres, Jacques Levasseur, François Noell, Hélène Sanmarti,

Quel lien existe-t-il entre : « Le tonton et la fillette », « La mère indigne », « Le téléphone », « Maman, j’ai peur », « Ah ! Quelle connerie l’amour ! », « Les grenouilles peuvent-elles attraper le Sida ”, » Dis-moi que tu ne m’aimes pas », « Les trous Jeanne », » Godot », « Pacha, bonsoir » et « Sérénité modèle confort » ?
A priori aucun, onze sketchs ou saynètes de onze auteurs différents. (Anne Roumanof, Josiane Lévêque, Thierry Costa… Pour ne citer que les plus connus.) Onze situations différentes mettant en scène des personnages, n’ayant pas grand chose à voir entre eux. Si dans certains cas le téléphone intervient, il n’est toutefois qu’un maigre fil conducteur.
Alors, à y bien regarder, on s’aperçoit que chacun des protagonistes a du mal à communiquer, à dire ce qu’il vit ou ce qu’il pense, ou à se faire entendre du ou des autres. Que ce soit en évoquant l’autre ou les autres, quand il est tout seul, soit en échangeant directement avec l’autre ou les autres, dans les autres cas de figure.
Ce problème de la communication n’est pas nouveau, mais le parti pris est clairement énoncé, il est traité dans ces textes avec humour, de façon comique ou absurde.
Il existe, en effet un décalage certain entre les interlocuteurs, qui sont tous persuadés d’être sinon dans la vérité du moins dans leur bon droit et ne peuvent, donc changer d’avis.
Nous avons pris le parti d’appeler tous nos protagonistes hommes, intervenant directement en scène : Jacques.
La première raison, c’est qu’il y a beaucoup de Jacques, cette année au Tururut. La deuxième raison, plus sérieuse, celle-là, c’est que le principal moteur de l’action dans ces sketchs ou saynètes, c’est la femme. Non qu’elle soit magnifiée ou idéalisée, dans certaines situations elle serait plutôt à plaindre. Mais même si elle est vulnérable, elle cherche des solutions pour s’en sortir. L’homme, lui , est peu actif, résigné ou peu combatif.
Certain(e)s diront que c’est comme ça dans la vie. Nous vous laisserons seuls juges…
Alors si tous ces hommes sont semblables, voire interchangeables, pourquoi ne pas les nommer : Jacques.
Quoiqu’il en soit, vous pourrez, si le coeur vous en dit, nous rencontrer après, pour nous communiquer vos impressions.







