La nuit de Valognes

Première mai 2011.

Pièce d’Eric-Emmanuel Schmitt
Mis en scène par François Noell
Scénographie de François Noell
Direction musicale de Claude Villières
Vidéo de Roger Payrot et Stéphane Villières
Costumes du Claire Catala
Affiche de Sébastien Canals
Interprétée par Martine Mateu : La Duchesse, Hélène Sanmarti : Comtesse de la Roche Piquet,
Christine Carboneil : Sœur Bertille des oiseaux, Marie Ferrer : Melle de la Tringle, Georges Bonel : Dom Juan, Marie Claude Gauthier : Madame Cassin, Pauline Thirion : Angélique, André Salvador : Sganarelle, Domitien Détrie : Le Chevalier de Chiffreville, Camille Ribeiro : Marion

Cette pièce traite plusieurs sujets.
D’abord celui du mythe de Don Juan, vu à travers le regard plus ou moins vengeur de 5 femmes, toutes anciennes victimes (ou pas) de son pouvoir de séduction. Il décrit, parfois avec férocité les relations de jalousie entre femmes, qui essayent d’avoir le beau rôle dans la chute de Don Juan. Il est surtout question d’amour, toute forme d’amour, feint ou véritable, entre homme et femme, entre homme et homme. Il ne s’agit pourtant pas de parler d’homosexualité. Don Juan est constamment habité par la conquête féminine. Ce qui le fait vivre c’est de séduire. Mais il va être bouleversé par un événement qu’il n’avait pas prévu, il va chanceler sur son piédestal de mythe. Il apparaît qu’il sort de cette épreuve, au rang de mortel, homme fait de sang, de chair, de désir, de peurs…
Cependant un autre Don Juan se prépare à prendre sa place…. Le mythe est immortel !
Schmitt nous entraîne dans, dans les dédales des désirs humains (même la religion n’en sort pas indemne) et nous fait vivre des émotions intenses. Il sait garder des traits d’humour, sur un sujet qui peut paraître grave. Il ne reste plus qu’à se laisser embarquer dans ce voyage au cœur de l’humain.

Eric-Emmanuel Schmitt est un dramaturge, nouvelliste, romancier, réalisateur et comédien franco-belge.
Diplômé de l’École Normale Supérieure, agrégé et docteur en Philosophie, sa thèse de doctorat, soutenue en 1987, à la Sorbonne Paris IV est intitulée « Diderot et la métaphysique ». Il enseigne au lycée de Cherbourg puis à l’Université de Chambéry. Il s’est d’abord fait connaître au théâtre avec « Le Visiteur » (1994), qui rafle trois Molières. Le succès français puis international de sa pièce lui fait quitter l’université pour se consacrer entièrement à l’écriture. Plébiscitées tant par le public. En savoir plus…