Première en 2000
Reprise mai 2008.
Pièce de Roger Payrot
Mis en scène par François Noell & Roger Payrot
Musique & Photographie de Claude Villières
Scénographie de Jhoanni Conesa
Costumes de Claire Catala
Interprétée par Georges Bonel : Oliba, Marine Bekkouche : Ingilberga, Josiane Erades : Adélaïde, Patrick Barthes : Bernard Taillefer, André Salvador : Guifred, Rosie Barthes : Comtessa Bernard, Luisa, Marie Ferrer : Comtessa Guifred, Teresa, Baptiste Jeangeorges : Pèlerin, Secrétaire d’Oliba, Christine Carboneil : Anna, Céleste, Stéphanie Bonel : Luisa , Céleste, Marie-Claude Gautier : Paca, Alexia Raynald : Nounette, Céleste, Julie Lorenz : Abbesse,
Bertrand Dubout : Cabreta, Julie Lorenz : femme de Cabreta

L’an mille, fut semblable au passage d’une porte. Le haut-moyen âge aurait pu rester l’époque de la barbarie, dans « La Marca Hispanica » : Le pouvoir central était déliquescent au royaume de France, les mœurs ne connaissaient plus de limites. Agressions, pillages, vols et viols, même les lieux saints et les gens d’Église n’étaient plus respectés. Petits seigneurs, chevaliers, nobliaux, vicomtes et comtes s’entre-déchiraient. La seule loi reconnue était la loi du plus fort.
A l’aube de la catalinité naissante, qui donnera plus tard le « Codi dels Usatges », un homme eut pourtant le courage de s ‘élever contre la violence et d’inverser le cours des événements : l’Abbé Oliba. Il sur créer un mouvement pacifiste suffisamment fort parmi les gens d’Église et de la noblesse, pour déboucher sur le premier synode de Toulouges.
En 1027, « La Pau i Treva de Deu » était décrétée, d’abord modestement : « Que nul habitant dans tout le comté du Roussillon ni dans tout l’Évêché d’Elne n’assaille son ennemi de la neuvième heure du samedi à la première heure du lundi. »
Malgré les réticences et les oppositions, le mouvement était lancé et, en dépit de la mort d’Oliba en 1046, « La Pau i Treva de Deu » connut une extension considérable en 1064 et 1066 au concile de Toulouges.
A la trêve prolongée du mercredi soir au lundi matin, s’ajoutèrent de nombreuses fêtes religieuses, pendant lesquelles tout chrétien ne devait se livrer à quelque agression que ce soit.
Aux gens d’Église, se rallièrent les représentants laïcs. Aussi, à la fin du XI ème siècle, cette paix et trêve de Dieu étaient reconnues dans toute la chrétienté.
L’an 2000 a été une première porte, mais l’an 2008 en sera une nouvelle, on célébrera dans toute la catalogne, Oliba, cet apôtre de la Paix. Bien sûr, il ne s’agira pas d’instaurer une nouvelle trêve de Dieu. Il est de notoriété publique, que les agressions, les vols et les viols en tout genre, n’ont plus cours, que les êtres humains dans leur ensemble, les gens d’Église ou de tout autre religion et les lieux sacrés en particulier, sont respectés, bref, que la paix règne sur notre monde…
Non, il s’agira, à travers un spectacle de théâtre vivant, prévu au printemps 2008, d’interroger, à nouveau, le sens du message d’Oliba. Ce spectacle ne sera pas une reconstitution historique de la « pau i Treva de Deu » ni une apologie de l’évêque Oliba. Il tentera, par la description imaginée des tensions et déchirements dans la grande famille d’Oliba, par la mise en jeu véridique des différentes pratiques de la foi à cette période, par une représentation possible des enjeux du pouvoir de l’époque, de prendre à témoin le spectateur de cette histoire et à partager, avec lui ce qui fait, peut-être, l’universel de l’homme : ses passions, ses haines, ses amours, ses envies, ses désirs, ses renoncements, ses compromissions, ses engagements…
Roger Payrot fut professeur, mais aussi comédien, metteur en scène et dramaturge. Avec André Valls et Antoine Sarda, il crée, en 1983 un festival axé sur le théâtre et l’opéra. Le festival disparut à l’occasion d’un changement de municipalité mais ressuscita sous le nom de Jours du théâtre en 2008. En savoir plus…
















































